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Billet d'humeur 6/14

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Tourne, tourne, derviche !
 

 

J’imaginais tous les derviches barbus et virils. Un ami s’était retrouvé à un stage soufi rempli d’hommes taciturnes et sombres qui ne toléraient pas l’ombre d’une femme autour d’eux. Surprise ! Le cercle de derviches parisien comporte autant de femmes que d’hommes : la parité comme au bal, et pas un seul barbu. On y tourne en robe blanche traditionnelle, chaussé de fines bottines de cuir fabriquées à Istanbul par le cordonnier des derviches.
Un maître à barbe blanche, émule de Rûmi, le fondateur de la confrérie au 13eme siècle, arrive de Turquie joyeux, primesautier, et tourne comme une toupie au son des tambours. Certains virevoltent deux heures d’affilée et moi qui aie la tête qui tourne sur un rock rapide ! Des femmes de l’assistance se lancent sur la piste. On leur enseigne les rudiments de base du derviche, comment placer les bras perpendiculaires au corps, une main tournée vers le ciel l’autre vers la terre, deux demi-révolutions sur soi-même et le tour est bouclé.
Le maître à la barbe blanche, Dede Nail Kesova, tourne 18 fois avant le petit-déjeuner. Une méditation en mouvement ? Une mise en abîme des organes ? Union avec le grand tout ? Grâce à la danse et à la musique, le danseur a paraît-il accès à des émotions refoulées s’il garde les yeux fermés. La danse soufi rejoint le SM par la recherche de transe, d’états modifiés de conscience et d’apaisement.
Je m’y suis mise, et voici que je tourne 26 fois chaque matin au réveil. La semaine prochaine, je fermerai les yeux pour m’unir avec le cosmos et me sentir poussière d’étoiles…


Renseignements : www. dervichecaravan.fr.

L’animatrice :Indira Melloul