Biographie

Livres

Films

Interviews

Billet d'humeur 1/17

Archives

Contact

 

http://galafur.free.fr/


 

7 minutes de cruauté (sans repentir)

 

Photographies extraites du sumo d'Araki (ed.Taschen)

 


Cixi tendit un piège au fidèle eunuque auquel elle devait les faveurs de l’empereur : il fut écorché vif, puis démembré sur la place de la ville, des rotules aux avant-bras. Les généraux vaincus s’empoisonnaient ou se pendaient plutôt que d’avoir les mollets ouverts, les muscles et les nerfs mis à nu et chatouillés à l’aide d’une plume, ou encore les oreilles arrachées, cousues par paires pour être exposées au pilori (700 kg d’oreilles d’un coup portées au centre ville à dos de mulet une année). En 1898, les plus insolents des eunuques témoins des coups de tisonnier qu’elle avait portés au jeune empereur furent « étendus à terre, la face appuyée sur du sable fin obstruant le nez et la bouche, puis un tourmenteur les frappa violemment aux reins avec un bambou. La douleur brusque et la surprise provoquèrent chez les malheureux une aspiration courte et vive ; le sable fin, entraîné, leur emplit le nez et la bouche et, pénétrant dans les poumons, détermina une irritation si violente que les condamnés, se roulant dans d’horribles douleurs, ne tardèrent pas à mourir suffoqués ».
En matière de plaisir sexuel, Cixi n’a rien à envier à la fameuse comtesse hongroise, la sanglante comtesse Bathory et ses vierges de fer. A 70 ans passés, Cixi se fait amener un jeune homme kidnappé dans la rue, jusqu’à sa chambre les yeux bandés. Il a, certes, le privilège de taquiner le dragon (fumer de l’opium) sur des draps de soie en compagnie d’une inconnue raffinée. Mais pendant qu’ils font l’amour, Cixi sort un poignard et l’enfonce dans la gorge du malheureux, « des ondes de volupté la secouent et la brise » tandis que le sang chaud l’inonde. « Il lui semble que c’est son propre sang qui coule, que c’est elle-même qui meurt ; l’horreur du trépas se mêle en elle à la merveilleuse certitude de vivre, mais de vivre une existence irréelle où la joie viendrait par effluves étourdissants qui feraient vibrer, jusqu’à la douleur, tous ses sens. »
 Le peuple admiratif se racontait les dernières inventions lascives de Cixi impératrice (1834-1908)d’après le sinologue Sulié de Morant, auteur de la biographie de l’impératrice qui unifia la Chine repoussa les envahisseurs occidentaux.

La petite galerie du mois : Araki. Le photographe japonais exprime ses pulsions sadiques dans ses photographies de bondage.