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Les grandes fictions à l'origine du BDSM
 

Otto Rudolf Schatz

 

... … basculer dans des activités désincarnées et banales ? Songeons aux légendes antiques, complètement oubliées à moins d’être lettré, leurs esclaves, leurs caméristes que les hommes de ménage des dominatrices copient aujourd’hui, aux mythologies celtes et nordiques dont il reste des traces comme la bague de O, typique des tribus SM.

Evidemment, vient à l’esprit le culte dans la religion chrétienne, vénération à genoux, croix de Saint-André, prie-Dieu, confessionnal, etc. jusqu’à ce qu’elle a de plus noir, l’inquisition et ses instruments de torture, ses fers, ses piloris… Et bien-sûr, les châteaux du moyen-âge, avec la dame en son donjon, le sexe cadenassé par une cage de chasteté garante de sa fidélité, courtisée par un troubadour soumis qui la vénère à distance. Aux châteaux et aux souterrains qui reviennent sans cesse dans les romans noirs anglais, la fantaisie héroïque et des romans gothiques. Leurs héroïnes sont poursuivies par de méchants dominateurs qui veulent les kidnapper, les enfermer et abuser d’elles. Les jeunes héros du Club des cinq, des séries et des livres pour la jeunesse qui vivent joyeusement leur masochisme qui consiste à se mettre dans des situations périlleuses. Et plus près de nous, Harry Potter ou des personnages du Seigneur des anneaux.
Autant de grands récits et de traditions d’une richesse infinie, qui nous habitent parfois sans que nous en ayons même conscience, comme une sorte d'inconscient collectif qu’il est toujours bon de revisiter. Ce sera le thème du munch PariS-M du mercredi 20 janvier co-animé par le bon docteur Senzo et Gala Fur, 19h30 au café Rey pour ceux qui veulent dîner (à petits prix, plats corrects) 21h pour ceux qui veulent prendre un verre.

Galerie du mois : Otto Rudolf Schatz, dessinateur viennois des années 1920, martinet, baguette, battoir à tapis, badine de bois vert. La flagellation était très à la mode à cette époque de la littérature flagellante.