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Billet d'humeur 01/08

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Les Nouvelles Eves
   

 
   
 

Pour mes chers troubadours qui n’ont pas les moyens de s’offrir ces agapes...

En décembre, Gérard Musy signait son livre de photos, Lustre. Maîtresse Natalie et ses amis étaient venus d’Espagne - si vous allez à Madrid, passez au club SM le Feterati ! Près de la Bastille, le champagne coulait à flot aux Nuits Blanches, un sex-shop consacré à l’érotisme plutôt qu’à la pornographie. On y trouve des curiosités, des sex-toys raffinés et des livres rares dont LUSTRE.
L’esclave de Maîtresse Natalie, "Nicole Kidman", allait participer le soir même à un concours de Miss coiffée d’une perruque rousse. Je lui présentai un membre du jury dont je tairais le nom, le sachant fétichiste des rousses. Il accepta de lui donner sa voix en échange d’une privauté à laquelle la maîtresse de Nicole ne fit aucune objection.
Tout le monde déplora l'absence d'un donjon à la soirée qui se tenait la veille, La Nuit Demonia.À sa place, l’espace précédemment réservé aux jeux SM, au sous-sol de la Locomotive, accueillait un second restaurant, plus jeune que celui de l’étage où se rencontrent les VIP. Aussi avons-nous boudé la soirée suivante, censée prolonger les festivités SM annuelle du premier weekend de décembre. Lorsqu’on se retrouve à vingt ou trente, pourquoi ne pas s’amuser entre soi ?

La veille à la Locomotive, j’avais noté le surnombre de jeunes maîtresses en tenues collantes et échancrées, sans cravache ni gants. Quelques-unes étaient peut-être des "dominatrices précaires", comme les appelle Mademoiselle Sentimase, à l’affût d’un client. Mais la plupart des maîtresses présentes semblaient plutôt en phase de lancement. Croyant peut-être avoir affaire à des soumis, elles feignaient d’ignorer qu’il y avait de l’échangisme dans l’air. Venus de toutes les grandes villes de France, de preux et courtois Chevaliers attendaient que l’une d’elles baisse la garde pour lui peloter les fesses. La soirée manquait d’hommes soumis, et pour cause : les femmes étaient invitées… sans escorte! Privées de terrain de jeux où faire leurs armes, les nouvelles Eves étaient condamnées à se pavaner devant un maigre public masculin, la soirée faisant la part belle aux travestis qui, rejetés par les gays, ont très peu de lieux où se retrouver. 

 

 

       
     
     
   

Le photographe suisse Gérard Musy a écumé les fêtes fétichistes durant 25 ans, à Londres, Paris et New York. Il excelle dans l’art de la composition graphique et l’utilisation des contrastes de lumière, restituant avec élégance la magie nocturne des ambiances et collabore au luxueux magazine anglais des amateurs de latex SKIN TWO.