Biographie

Livres

Films

Interviews

Billet d'humeur 11/15

Archives

Contact

 

http://galafur.free.fr/


 
"L’Amour des femmes puissantes"
 

Eric Stanton

 

... et s’inflige lui-même des frustrations à longueur d’année. Il est probable que la confusion vienne des amateurs en général, qui élèvent la viragophilie au rang de perversion noble. Avoir choisi un nom qui rime avec « bibliophiles » dénonce déjà certaines prétentions intellectuelles. Quant aux éditions Epel, qui publient des cas cliniques de la psychanalyse liés à l’érotisme, elles refusent que leur auteur, un théoricien du cinéma célèbre, appartienne au ghetto du sadomasochisme. Cela me rappelle le livre d’Oliver Sacks L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau.
Lutte mixte, Kidnapping, ligotage, piétinement, sont des pratiques masochistes. Après, on peut faire des catégories, comme chez les fétichistes, sans compter qu’il y a celui qui veut être étranglé avec une corde de chanvre, avec un cordon de rideau, celui qui veut qu’on le suffoque à l’aide d’un foulard de soie verte, celui qui veut qu’on s’assoit sur son visage pour l’empêcher de respirer (face-sitting), celui qui veut qu’on l’immobilise au sol et qu’on lui tienne le bras tordu par une clé de jujitsu (Noël Burch), celui qui veut être piétiné avec des baskets.

Ces fantasmes sont tous liés à des souvenirs d’enfance. Ils ne sont donc pas les mêmes si leur mère, leur tante ou leur cousine portait une jupe de soie verte ou des escarpins lorsqu’ils ont eu leur premier émoi sexuel. Dans la mesure où ces masochistes passent à l’acte, ils ont besoin d’une dominatrice, qu’elle soit professionnelle ou dévouée. Ils entrent alors des deux pieds dans le domaine du sadomasochisme, un vaste continent où les femmes sont minoritaires, avouons-le, bien que ces hommes aient tant besoin d’elles.