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GIGOLA
 

GIGOLA : au Festival Gay et Lesbien 2010
 

Pour la soirée d’ouverture du festival gay et lesbien Chéries-Chéris  (devenu Chéris-Chéris à la suite d’une coquille en première page du programme! ) GIGOLA - un film de femmes - a attiré quelques jeunes lesbiennes, sans doute déçues par le film puisqu'elles ont fui à la sortie pour ne pas être assaillies de questions du type : "alors, t'as aimé ?"


Lou Doillon a accepté de travailler sous la direction de Laure Charpentier, qui a mis en scène un scénario mal ficelé tiré de sa passionnante autobiographie GIGOLA, censurée en 1978. Ce film (hélas dénué d’érotisme) résume quelques années d’une vie extraordinaire, à l’encontre d’ennuyeux films d’auteur (BELLE EPINE, DOMAINE et d’autres films sortis en 2010). On plaint Lou Doillon, qui a dû passer par des trous de serrure vu la personnalité de son metteur en scène : La charpentée Laure Charpentier - qui n’a rien d’une  «gigolette » - a affirmé lors de la présentation du film au FGL avoir usé 7 ou 8 réalisateurs qui manquaient de souplesse, avant de se coller elle-même à la mise en scène. J’imagine qu’homme ou femme, on craint de s’en ramasser une à ne pas filer doux sous sa férule.

Le FGL a présenté un petit choix de films de femmes dont l’excellent TOO MUCH PUSSY de Emilie Jouvet, déjà vu cet été par les clans lesbiens, clans absents de la soirée d’ouverture du FGL puisque, cette année, malgré la collaboration de Ursula de Aguila du magazine gay Têtu, le festival est orchestré par des hommes biologiques qui ont fait la part belle -une fois n’est pas coutume - à d'intéressants films de trans. Après les archives homosexuelles récupérées par les gays, doit-on craindre la disparition du festival lesbien ? Il est vrai que les gays sont plus « visibles » que les lesbiennes, et qu’ils ont l'avantage : ils couchent volontiers pour booster leur carrière, ce que l’absence de lesbiennes ou de bi à la Culture comme à la Mairie de Paris rend difficile à une lesbienne prête à tout. C’est le principe de Darwin : les mieux adaptés réussissent, et il suffit d’étudier le cas de Laure Charpentier pour s’en convaincre. La réalisatrice-dominatrice a trouvé une productrice, une riche héritière de l’époque où Laure michetonnait chez Moune, qui a fini par financer le film.

 

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